Les Sangliers du Vexin

LE CLUB DE VTT DE CERGY-PONTOISE DEPUIS 1987

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On en parle dans le forum

  • avatar Re:Le parcours du dimanche 24 juin yvesdenantes 24.6.2018 14:50 deconnecté 62.8 km en 4h00 mn, 1143 m de dénivelé positif à la moyenne de 15.7 km. C’est le menu du parcours montagne des sangliers du 24 juin 2018. 7 puis 5 sangliers enchainant des singles bien techniques ...
  • avatar Le parcours du dimanche 24 juin yvesdenantes 21.6.2018 14:42 deconnecté Dans l'idée de préparer les cuisses aux belles sorties en montagne de cet été, je propose un parcours montagne dimanche 24/06 au départ du local. On enchaine les montées longues et/ou raides et le...
  • avatar Re:Le parcours du dimanche 17 juin yvesdenantes 17.6.2018 13:28 deconnecté Sortie record des sangliers du Vexin le dimanche matin. 70 km en 4 h précise eet 900 m de D+. Record à battre !!! Un parcours varié traversant 4 forets avec un retour inédit au local. https:...
  • avatar Re:Le parcours du dimanche 17 juin yvesdenantes 14.6.2018 7:47 deconnecté Bonjour à tous, dimanche je serais au local pour un parcours zéro bouillasse entre les forets de Montmorency et l'Isle Adam. Départ 8h30 précises, retour 12h30. On enchaine les singles ludiques...
  • avatar DIMANCHE 17 JUIN : PARCOURS SUR ROUTE yvesdenantes 14.6.2018 7:43 deconnecté Comme proposé il y a une dizaine de jours la sortie route de ce dimanche 17/06 est maintenue. De plus la météo s'annonce plutôt clémente sur cette journée. A surveiller toutefois Au programme ...
  • avatar Re:Le parcours du dimanche 10 juin yvesdenantes 10.6.2018 13:35 deconnecté Parcours dans l'Hautil, terrain superbe, ambiance orageuse, attaque en piqué d'escadrille de moustiques de combat. https://www.visugpx.com/dWOZuyeea2 Yves de Nantes
  • avatar Re:Le parcours du dimanche 10 juin yvesdenantes 8.6.2018 13:22 deconnecté Il semblerait que dimanche matin la météo soit humide et orageuse. Je prévois un parcours sur les contreforts de l’Hautil avec un départ à 8h30 et un retour vers 12h en fonction des forces en prés...
  • avatar Re:Séjour montagne à Guillestre 2018 yvesdenantes 1.6.2018 12:39 deconnecté Peu de sangliers intéressés à ce jour par le séjour montagne à Guillestre du 28 juillet au 5 aout. Même si nous serons peu nombreux, le programme est maintenu. Si tu es intéressé, date limite d’in...
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8 jours en tandem

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Un périple de 8 jours en tandem en partant du Mont Ventoux jusqu'aux montagnes limousines en passant par le Mont Lozère et les Causses. Un aveugle qui nous fais voir du pays. Pantouflards s'abstenir... christian@gaes a écrit :

Sonate pour deux voix et un tandem

Ci-dessous vous allez trouver le récit de notre périple. Nous l"avons écrit
chacun de notre coté. Je vous assure que nous étions bien ensemble et que
nous avons vécu les mêmes galères, problèmes techniques mais avec la fatigue
je ne place pas toujours le problème rencontré au bon endroit. Alors JL fait
la rectification et vous donne évidemment des descriptions que je n"aurais
pas pu faire.

Comme pour le compte rendu de la transvolcanique l"année dernière, nous
allons de nouveau faire un compte rendu à 2 voix de notre ballade de 8 jours
pleins passés en tandem entre les Cévennes et le Limousin. Juste une petite
précision, Christian est aveugle.

Voyage cévenol

C"est à l"invitation de Serge du magasin Vélo 9 que nous avons passé les 4
premiers jours (du 16 au 18 mai) dans les Cévennes avec 25 autres personnes
(nous serons le seul tandem). Les 4 derniers jours (du 20 au 23 mai) nous
avons participé à la Rando Limousine en Corrèze et Haute Vienne.

Christian:
Une semaine de tout terrain en tandem.

Une fois de plus l"homme qui m"a permis de faire la transvolcanique m"offre
de nouveau son temps libre et son énergie pour une nouvelle aventure.

GiHel:
Quoi qu"ait l"air d"en dire Christian, c"est surtout une semaine de vacances
qui me changera du stress du boulot et de la vie parisienne.

Christian:
Nous partons samedi matin avec dans sa voiture son vélo, son tandem et mon
tandem.

GiHel:
Effectivement, nous sommes partis du Val d"Oise à 6 h du matin avec 2
tandems (Celui de Christian et le mien, 2 Cannondales, et mon VTT) plus les
bagages pour tenir 8 jours sans faire trop de lavage. Tout ça rentre bien
dans l"Espace dont j"ai enlevé les sièges arrières. Petit détour par chez
moi car Christian n"a pas de duvet, je lui prêterai celui de Corinne.

Voyage un peu long jusqu"à l"hôtel à Sault dans le Vaucluse où l"on dépose
les bagages avant d"aller déposer les véhicules à l"arrivée de la dernière
étape du périple à Ledenon. L"hôtel n"est pas terrible et nous devrons
partager le même lit avec Christian, merci les duvets pour éviter les
mélanges ;-)))

1ère journée, dimanche 16 mai, Sault - le Mont Ventoux - Gigondas

Christian:
Pour les personnes qui ne le connaissent pas il se nomme Jean-Louis. Tout de
suite je vous dis qu"une semaine de tandem tout terrain lorsque le captain
est très bon et bien le stoker est mort très rapidement. Vous m"avez aidé et
fait en sorte que je sois en pleine forme pour cette semaine, je crois qu"on
a sous-estimé la difficulté du relief et des lieux sur lequel nous allions
rouler.

Pour commencer cette semaine nous allons faire la découverte du mont
Ventoux.

GiHel:
L"étape du jour qui est prévue pour faire 70 Km comprend l"ascension du mont
Ventoux, puis la descente par la face nord (la plus difficile) et le passage
par les dentelles de Montmirail. Arrivée prévue à Gigondas puis transfert en
car jusqu"au domaine du Rouret en Ardèche pour éviter une fastidieuse étape
de la traversée de la vallée du Rhône. Nous avons décidé de faire les 4
premiers jours avec le tandem de Christian puis la Rando Limousine avec le
mien.

Christian :
Beaucoup de personnes connaissent le lieu ou on vu des images à la
télévision lors du passage du tour de France. Certain de mes pilotes ont
même monté le mont Ventoux mais par la route. Ce qui n"est pas facile car
cela grimpe mais avec du temps et surtout de la patience on y arrive. Nous,
nous l"avons monté par les chemins et en tandem. Pour être plus précis je
devrai dire que nous avons essayé de le gravir. C"est peut être même une
première. Tu le regardes et lui il te défie. Cette grande montagne qui ne
craint personne t"attends et rigole. Hum ! Que vois-je ? Des petits gars qui
veulent une fois de plus venir me caresser la crête ! Hi hi hi ! On va bien
se marrer ?

Et bien voilà, nous avons planté le décor. Nous roues se posent sur ses
cotes et notre but c"est d"atteindre sa tête. Le mont Ventoux a un corps
bien musclé avec des plaques de chocolat et des boules partout. Le tandem
roule, nous commençons à monter mais cela sera très bref. Les roues,
n"accrochent pas car le chemin, et ça sera comme ça partout, est recouvert
de pierres et de cailloux qui se dérobent qui font chasser le tandem. La
montée est très difficile et aujourd"hui encore je me pose la question:
Est-ce qu"il est plus facile de rouler ou de marcher ? Hé bien je n"en sais
rien.

GiHel:
Départ de Sault le matin de bonne heure. Les premiers chemins sont sympas et
passent bien en tandem jusqu"à une grosse côte où tout le monde est à pied
et ça dure un bon moment. On finit quand même par pouvoir remonter sur le
vélo pour avionner un peu sur des pistes larges. Là, nous sommes vraiment au
pied du Ventoux et il nous nargue de toute sa hauteur. Sur une petite
descente je lâche un peu les freins et on prend vite de la vitesse, mais
avec tous ces cailloux, on pince le pneu, ce sera notre première crevaison.
Nous franchirons quand même une très grosse partie de l"ascension en tandem
même si à certains endroits, la pente est si raide et il y a tellement de
cailloux qu"il est impossible de passer autrement qu"à pied. Enfin, nous
arrivons en haut non sans avoir pris quelques photos avec le géant de
Provence en toile de fond. Il fait un temps splendide, c"est grand bleu sur
tout l"horizon. Nous prenons quand même le temps d"enfiler un coupe-vent
avant d"attaquer la descente.

Christian :
Vous l"aurez compris nous monterons une grosse partie du mont Ventoux à
pied. Mes chaussures ne trouvent pas leur place, je me tords les chevilles
et mon moral n"est pas au beau fixe. Nous sommes en haut, je souffle comme
un vieux diesel et le sel de la sueur me pique les yeux. Le lieu est
magnifique mais à l"intérieur de moi je me dis que si tous les chemins que
nous devons prendre sont identiques et bien je vais rentrer très rapidement
à la maison.

La déprime s"installe.

Donc nous sommes en haut. Nous allons redescendre et nous pensons que cela
ira mieux et bien vous allez voir que non. Je ne connaissais pas le mont
Ventoux, maintenant je le connais et pour en faire un bref résumé c"est une
décharge à cailloux. C"est le sable mouvant des pierres. Nous allons
descendre par le nord et le plus ennuyeux c"est que le chemin n"est pas
large, les cailloux roulent et nous entendons de petits éboulements de
pierres. Jusque la tout est normal. Nous arrivons à rouler un peu jusqu"au
moment où le tranchant d"une pierre nous forcera à nous arrêter. Le pneu
éclaté, la chambre percée.

GiHel :
On attaque donc la descente. Par la route, le chemin me semble impraticable
pour le tandem. Nous passons quelques lacets avant de rejoindre le groupe et
là le pneu arrière se dégonfle d"un coup, à l"arrêt. En fait, valve
arrachée, certainement sur un gros freinage. Il faudra que je pense à la
maintenir avec un Rilsan. Le chemin me semble maintenant praticable. Erreur,
c"est un vraie galère, il y a de grand pierriers où le chemin disparaît
complètement avec de grandes marches qu"il est impossible de passer pour
nous. Il m"est aussi très difficile de guider Christian et de descendre le
tandem en même temps. Heureusement, Frédéric, le 2ème guide, reste avec nous
et nous aide autant qu"il le peut. Bon an mal an, nous rejoignons des piste
plus adaptées où nous nous régalons dans les racines et les dévers, les
épingles sont trop étroites pour les passer en tandem et nous les ferons
toutes à pied. La pause repas est vraiment la bienvenue, toujours sous un
grand soleil.

Christian :
Dans cette partie nous tombons trois fois. Les chutes sont dangereuses car
je tombe à chaque fois du mauvais coté. Même lorsqu"on ne voit pas on peut
avoir un peu peur. Le barge que je suis qui dit: moi je, moi je, hé bien sur
le moment l"aveugle n"est bien pas fier du tout. Les deux gamelles dont je
me souviens le plus et sûrement celles qui m"ont fait le plus peur, c"est :

Le captain a du mal à tenir le tandem car j"ai un mouvement d"épaule qui
n"arrange pas les choses. La conduite du bazar est dure. Il va faire une
bise à un arbre, il se couche en contre-bas et moi je suis par terre. Je
cherche à remonter le tandem, il ne faut pas oublier que c"est le mien.
Alors. Qui cherche trouve. Le seule problème de cette recherche, c"est que
lorsque je remonte le vélo mon avant bras touche le disque qui est bien
brûlant et voilà ce qu"on appelle un joli tatouage. Cela brûle bien. Ce qui
ne me rassure pas c"est surtout que le sol est truffé de cailloux et je ne
sais pas si à chaque fois je vais tomber bien comme il faut. C"était la
première.

Pour la deuxième et bien je suis éjecté du tandem et une fois de plus je
tombe du mauvais coté, j"arrive sur le sol sur le ventre et je me retiens à
une racine. Lorsque tu me regardes couché sur le sol tu penses que je me
suis posé tout seul comme ça pour faire une photo. Mais, non, je suis arrivé
par hasard sur le sol dans cette position. J"arrive à prendre conscience du
danger ce qui n"arrange pas les choses. Je descends mon pied pour voir en
dessous de moi et je ne trouve rien. J"entends des petits cailloux qui
glissent et moi qui est accroché à ma racine. Dans cette position tu ne
respires plus. Même si j"avais une envie de roter ou bien de péter je ne
l"aurai jamais tenté. Les copains sont venu me chercher très vite et mon
aidé à remonter. Cela n"a pas duré longtemps mais dans ces moment là le
temps et toujours trop long.

GiHel :
Après le repas, nous repartons sur des pistes larges avant de rejoindre à
nouveau des combes avec des pierriers dont les cailloux sont tellement gros
que Christian a beaucoup de mal à les franchir à pied même si je le guide
beaucoup de la voix. A un moment nous rejoindrons un groupe de 4
descendeurs, oui oui, vous avez bien lu, des descendeurs, pas des
freeriders, des vrais descendeurs avec des vrais vélos de descentes
mono-plateaux et des débattements de folie. Ils empruntent le même chemin
que nous pour s"entraîner. Je me demande vraiment ce que l"on fait là avec
notre tandem. C"est sur la partie suivante que nous tomberons 3 fois de
façon spectaculaire. La première, le tandem a fait un écart et nous a
désarçonnés tous les 2, boum par terre. La 2ème je suis allé embrasser un
arbre coté pente et le tandem m"est retombé dessus. Christian en remontant
et en cherchant le tandem a posé son bras sur le disque. Il en gardera un
beau tatouage en forme de ¼ de disque Magura. A la 3ème, nous sommes éjecté
coté précipice et Christian se retient comme il peut à des racines au bord
du chemin jusqu"à ce qu"avec Frédéric on vienne le tirer de ce mauvais pas.
A partir de là comprenant qu"avec la fatigue j"ai beaucoup de mal à tenir le
tandem, nous ferons une grande partie du reste de la descente à pied.

Christian :
Ce n"est plus pour moi de la déprime c"est je me fais chier, j"en ai ras le
bol et je veux rentrer à la maison. Jean-Louis, me motive, il me rassure
mais tous les gestes et les phrases ne servent plus à rien. Je ne dis rien
mais je suis un peu en panique.

Il a réussi j"en suis sur à me faire dépasser le niveau de la sensation.

Quelques instants plus tard lors de notre troisième chute, je crois qu"il
s"aperçoit que cela ne m"amuse plus et il est bien conscient du danger. Il
faut savoir qu"il a l"habitude de rouler et que des choses difficiles il en
a déjà fait en tandem. Lorsqu"il dit cela ne passe pas c"est que vraiment
cela ne passe pas. C"est rare qu"il se trompe. Alors nous finirons la
descente à pied une fois de plus.

Je vous joins une petite description ci dessous des dentelles.

"Les Dentelles de Montmirail (743 m d"altitude)

Entre vallée du Rhône et Mont Ventoux, ce site prestigieux offre un superbe
panorama (table d"orientation à son sommet) sur la plaine du Comtat
Venaissin et les collines environnantes. Ses crêtes calcaires en dents de
scie forment des falaises abruptes qui en font un lieu réputé pour les
amateurs de varappe. De nombreux sentiers fléchés vous permettront d"admirer
les paysages et la végétation extrêmement variés.

Tout autour : De nombreux villages que leur vignoble des Côtes du Rhône et
leur charme pittoresque ont rendu célèbres: Gigondas, Séguret, Vacqueyras,
Beaumes-de-Venise, Sablet..."

GiHel :
Nous arriverons à Suzette par des pistes larges et des petites routes et
nous continuerons par un col monté sur la route au lieu de traverser les
dentelles de Montmirail par les chemins. Nous reprendrons des pistes larges
pour arriver à Gigondas où nous attend le car qui doit nous emmener au
Rouret en Ardèche, de l"autre coté du Rhône. Nous avons eu quelques alertes
avec les freins. Les Magura Julie freinent très bien mais manquent
singulièrement d"endurance. A plusieurs reprises, il a fallu s"arrêter d"
urgence dans la descente parce que les freins commençaient à s"évanouir et
qu"une grosse odeur de brûlé et de la fumée s"échappaient des étriers.

Christian :
La première journée se termine et je suis très très fatigué et avec un moral
dans les chaussettes. La preuve en est c"est que je propose à GiHel de
rouler pour les jours suivants avec son vélo le matin et ensemble en tandem
l"après-midi.

GiHel :
Le soir donc, étape au domaine Maeva du Rouret, un très bel Hôtel au milieu
d"un immense domaine avec de grandes chambres et des lits confortables au
possible

2ème journée, lundi 17 mai, Le Rouret - Mas de la Barque

Christian:
Donc lundi matin, je roule en voiture et le pilote en vélo. Je récupère un
peu. Nous mangeons, j"apprends que le matin le chemin était très agréable et
très roulant.

Le guide qui nous dirige n"est pas toujours sur de lui et ne connaît pas
très bien les lieux. Malheureusement pour moi, l"après-midi est dans le même
esprit que le mont Ventoux. Le tandem ne passe pas très bien, il y a du
portage et toujours des cailloux. Pas de chance. Il fallait rouler le matin.

La fatigue pour moi est déjà là car le dénivelé est très important. Nous ne
sommes plus dans le val d"oise. Ici lorsqu"on monte et bien on monte. Le
captain est content, moi je fais des bruits je souffle et lui il me parle
naturellement. Il est vraiment temps que cette balade et ce séjour se
termine. Je veux partir je n"en peux plus. Le pilote relance la machine et
me dit que c"est un mauvais moment à passer mais que la deuxième partie de
la semaine sera mieux et plus facile. Alors je continue, je fais un peu sac
de ciment à l"arrière du tandem et de temps en temps je l"aide mais juste un
peu. Il ne faudrait pas que je me blesse !

GiHel:
Comme prévu la veille, je roule le matin en solo. La première partie se fait
surtout sur de petites routes et je prend le temps d"admirer le paysage et
de regarder les contreforts montagneux qui s"annoncent à l"horizon. Puis les
premières difficultés arrivent avec un col très long où il faut prendre son
rythme et ne pas se démoraliser. Arrivés sur le plateau il y a une
succession de côtes et de descentes, certaines avec de gros chaos rocheux et
je m"en tire plutôt mieux que la moyenne malgré mon semi-rigide. Nous
retrouvons Christian à la pause déjeuner et je range mon VTT pour ressortir
le tandem. Le début d"après-midi se passera très bien avec des pistes larges
qui nous conviennent très bien. Ca va franchement se gâter en arrivant dans
un village où une montée quasi-impossible nous attend, suivie de la remontée
d"un ruisseau et d"une séance portage dans les ronces, les genets et les
épineux. Une vraie galère mais qui n"a rien à voir avec la veille. Il y aura
de nouveau un col à monter pour arriver au Mas de la Barque. C"est très long
et Christian avec la fatigue bouge beaucoup les épaules ce qui occasionne un
tangage du tandem qui devient dur à contrôler sur une piste qui ne dépasse
pas 30 cm de large. Nous ferons des pauses pour soulager mes épaules qui
souffrent de la difficulté à tenir le tandem sur ce chemin étroit. Ceci dit,
le chemin est magnifique, tout autant que les paysages environnants. Nous
passerons plusieurs gués sur ce chemin.
Arrivée au Mas de la Barque, c"est une station de sport d"hiver au pied du
Mont Lozère et au milieu. de rien ! La nuit sera un peu agitée du fait d"un
ronfleur impossible à arrêter.

3ème journée, mardi 18 mai Sault, Mas de la Barque - Mont Lozère -
Nissoulogres

GiHel:
Comme hier, je roule en solo le matin. Nous commençons par un plateau
magnifique avec des tourbières. Nous passons à coté d"un écomusée très bien
restauré, les pistes sont larges et ça roule plutôt assez vite. Nous ferons
par erreur une longue ascension sur route avant d"attaquer la montée du
sommet du Mont Lozère. Au sommet, nous ferons des photos dans la neige,
quelques névés sont encore bien présents et il fait un peu frais, le temps
s"est couvert. Nous attaquons la descente et la première partie est
difficile pour moi à cause d"une inflammation du postérieur. Vivement ce
soir que je puisse traiter ça au Cétavlon. Dans une descente sur une piste
large, nous prenons beaucoup de vitesse et une chute de 2 personnes se
produit qui aurait pu avoir de graves conséquences. Merci les casques, il
n"y aura que des égratignures. Dans la descente suivante avant la pause
déjeuner, c"est moi qui passerait 2 fois par-dessus le guidon pour aller
embrasser la France. Là aussi sans gros bobo.
Après la pause déjeuner, je troque à nouveau mon VTT pour le tandem et nous
repartons avec Christian qui semble avoir repris du poil de la bête. La
première partie est difficile avec un portage en descente, je descendrais le
tandem pendant que les guides aident Christian. Nous traversons une rivière
sur un pont de bois et nous attaquons la remontée sur des chemins très
praticables. Au passage d"un gué avec des pierres nous casserons la chaîne
et nous profiterons de l"arrêt pour redresser le disque arrière qui a lui
aussi souffert dans la bataille. Arrivés sur le causse nous roulons sur des
pistes bien adaptées au tandem et même si la fatigue est bien là, nous
prenons beaucoup de plaisir. Régulièrement, j"encourage Christian quand je
sens une baisse de régime. Il y a un orage tout proche et l"on entend
plusieurs coups de tonnerre, finalement il restera dans la vallée. Sur ce
plateau nous prenons de la vitesse et dans une descente nous crevons par
pincement, c"est bien sur à ce moment là qu"une grosse averse décide de se
déverser sur nous. Grrrrrrrrrrr. Les autres nous attendent. A l"abri. Nous
rejoindrons le gîte sans encombre. Le gîte est en fait un village à lui tout
seul, il s"agit de plusieurs petites maisons regroupées autour d"une
ancienne bergerie qui constitue le bâtiment principal où sont pris les
repas.
4ème journée, mercredi 19 mai, Nissoulogres - Meyrueis

GiHel:
A nouveau en solo pour la matinée. En fait, aujourd"hui, Christian ne
roulera pas car nous quitterons le groupe à midi pour récupérer la voiture à
Ledenon puis rejoindre le Limousin. La première partie du tracé est
féerique. Nous sommes au sommet du causse et nous descendons par une piste
en lacets jusqu"au Tarn. En dessous de nous, les gorges du Tarn sont dans
les nuages alors que nous sommes sous un grand soleil. Bien sur, nous nous
arrêterons pour fixer ce moment magique. Arrivés au Tarn, nous faisons une
petite pause sur le pont qui le traverse et suite à un pari osé, Sébastien,
entreprend de traverser le Tarn. en VTT. Bien sur, le courant est trop fort,
il sera désarçonné et y perdra une chaussure. Il devra retrouver les
voitures et nous rejoindre au déjeuner. Bon, la Tarn, c"est une rivière et
par essence, ça coule. Dans les vallées et là, c"est même dans une gorge !
Ca veut dire, qu"il va falloir monter. On traverse le magnifique village de
Hauterives accroché aux rochers et effectivement, on monte sur plus de 5
Km, lacet après lacet après lacet pour arriver au sommet, sur le causse. Ca
décrasse bien cette affaire. Le reste de la matinée sera une formalité, de
grands et très beaux chemins sur le causse et le passage à coté d"un
incendie de forêt qui a eu lieu l"année dernière. Impressionnant, des
hectares et des hectares brûlés et contrairement à ce qui se passe plus au
sud où la nature reprend ses droits "assez" vite, ici, pas un brin de
verdure, des cailloux et des troncs calcinés, c"est tout ce qui reste. Nous
déjeunerons avec l"ensemble de la troupe pour les quitter juste après. Hervé
nous ramènera jusqu"à Ledenon où nous prendrons une douche chez Gilles avant
de repartir vers le Limousin.

Un grand merci à tous ceux qui ont fait de ces 4 jours une vraie réussite:
- Serge Darcel pour l"organisation d"un si beau séjour.
- Françoise Darcel pour son implication dans l"organisation et sans qui, la
logistique n"aurait pas été ce qu"elle a été.
- Les guides qui nous ont accompagnés et fait découvrir cette région et en
particulier Frédéric qui nous a supportés, dépannés, motivés, Christian, le
tandem et moi.
- A Hervé et aux 2 personnes qui se sont chargés des repas du midi et ont
transportés tous nos bagages et la logistique.
- A Gilles et son épouse pour la douche salvatrice à Ledenon avant la grande
traversée.



La Rando Limousine

Christian:
Donc le mercredi matin, GiHel, roule le matin et l"après-midi on rejoint
Poussin et Pierrot.

On quitte la randonnée organisée par Serge de vélo 9 en début d"après-midi.
Il fait très chaud et la route est très longue pour les rejoindre. Nous
arrivons dans la nuit après avoir traversé la France en diagonale. La route
n"était pas très bonne et il y avait beaucoup de virages.

GiHel:
Dieu que c"est long cette traversée entre Nîmes et Treignac où nous
rejoignons Poussin et Pierrot (ah oui, autant le dire tout de suite,
Pierrot, c"est une fille.) Autant pour aller d"une grande ville à l"autre
quand il y a de l"autoroute c"est facile, autant, traverser la France du
milieu par les nationales, c"est la galère et en plus de nuit. On arrivera à
Treignac (Corrèze) à 1h½ du matin.

Christian:
On tourne et cherche notre logement, Poussin nous a dit qu"il faut chercher
sa voiture et c"est le chalet juste en face. Il a changé de voiture ? On
tourne et on ne l"a trouve pas. Il faut faire encore un tour. Mais oui, !
Elle est là. Superbe on va pouvoir se coucher surtout GiHel qui doit en
avoir un peu ras le bol. Alors nous avons le chalet 9. C"est celui-là ? Non
? Nous avons vraiment envie de dormir alors GiHel, me fait entrer dans le
chalet, il fait le tour, ce n"est pas normal il n"y a personne. Il ouvre une
porte il trouve un gars qui dort. Le mec se réveille : Oui, j"attends
quelqu"un c"est vous ? Je ne crois pas. Nous on cherche le logement 9, c"est
ici ? Non ce n"est pas là, ici, vous êtes au 7 ! A merde, bon, bonne nuit.
Mdr.

C"est le début de la rando limousine. C"est comme ça qu"on fait de bonnes
rencontres. C"est con c"était un mec.

GiHel:
Arrivés à Treignac, on cherche un peu le gîte, on tourne un peu en rond et
quand on croit avoir trouvé, on réveille un type qui dormait comme un loir
pour apprendre que décidément non, ce n"est pas là mais dans le bungalow d"à
coté. Excusez-nous M"sieur, bonne nuit M"sieur et à demain.

Christian:
Le jeudi matin, petit déjeuner, préparation des vélos et du tandem. Pour ces
quatre jours, nous roulerons sur celui de GiHel.

On nous informe sur la balade du jour. Nous allons commencer par une journée
avec une distance de plus de 60 km. On nous annonce que le dénivelé est
important.
Bon et bien on y va. Les chemins sont plus convenables et le tandem passe
mieux. Il fait très beau et les organisateurs sont magnifiques. Le handicap
n"est pas un problème pour eux car et cela fait plaisir il y a même deux
adolescents qui viennent d"un CAT Centre d"Aide par le Travail).
GiHel:
Aller, encore un petit effort, il faut aller en voiture de Treignac à
Meuzac, l"endroit du départ, en voiture. Juste avant, nous prenons un petit
déjeuner copieux.

1ère journée, jeudi 20 mai, Meuzac - Treignac

Christian:
Pour la première journée pas de problème particulier. Nous traversons
quelques ruisseaux. La semaine par moment se fait sentir car j"ai toujours
des périodes où je suis absent. Il y a GiHel, qui pédale tout seul. Mes
périodes d"absences durent une demi-heure par-ci par-là. Pour lui ça va.

Il est écourant. Il faut juste attendre qu"il vieillisse et là, on l"aura.
Le midi nous pique niquons sur l"herbe, et le soir nous mangeons dans une
salle avec une animation. Il y a 75 personnes qui sont inscrites. L"avantage
de cette randonnée, c"est qu"il y a toujours les mêmes personnes qui sont là
et donc il est facile de discuter. Bon sauf lors du repas car moi je
n"entends rien à cause de l"animation. Il y a des musiciens qui jouent en
même temps que nous mangeons.
On va se coucher et je suis tellement fatigué que j"ai du mal à dormir.

GiHel:
Départ de Meuzac, de grands chemins et de plus petits en sous-bois. Nous
prenons beaucoup de plaisir sur ces chemins bien adaptés à notre engin.
Tient, il y a un bruit bizarre. Ah bah oui, c"est le porte-bidon qui
contient le bidon trousse à outils qui se fait la malle. Heureusement que
super Poussin est là avec sa sacoche Marie Poppins d"où il nous sort un
rouleau de "Scotch" large qui nous permet de re-fixer le tout. 1er
ravitaillement au bord d"un étang et sous un soleil chaud et radieux. J"en
profite pour rincer mon casque qui commence à puer après ces 4 jours sous le
soleil. Christian a l"air en forme et je trouve que l"on avance bien. A la
faveur des divers arrêts, nous retrouverons Poussin et Pierrot tout au long
de cette journée. Le midi, pique-nique sur l"herbe. Les organisateurs
profiteront du grand beau temps pour allonger un peu le parcours et au
total, arrivés à Treignac il y aura 65 Km avec un dénivelé positif de 1300 m
quand même.
Le soir, après un apéritif offert par la municipalité, nous aurons droit à
un très bon repas accompagné par un orchestre et notamment un très bon
danseur noir.

2ème journée, vendredi 21 mai, Treignac - Treignac

Christian:
Vendredi matin, le même rituel de préparation seulement la météo n"est pas
aussi clémente qu"hier. Les organisateurs aviseront en fonction de la pluie.
Le matin le temps se maintient. Pour l"après-midi, évidemment ça se gâte. Il
y a un bel orage et si tu cherches un paratonnerre en montagne et bien, tu
prends un chien et tu espère qu"il ait l"odorat très développé pour en
trouver un. Nous avons de la chance car nous pouvons nous abriter sous un
Hangar. Il pleut et cela ne fait pas semblant. Les organisateurs sont très
sérieux et ne veulent pas qu"on reparte. Ils nous demandent d"attendre car
cela ne dure pas très longtemps et ça ne vaut pas le coup de prendre des
risques inutiles. Ils ont raison car une demie heure après c"est terminé. On
nous annonce qu"il vaut mieux rentrer par la route car le chemin est gras et
qu"il n"est pas praticable. Quoi ? On est venu pour faire du tout terrain et
pas pour faire de la route. Alors on prend le chemin gras, on cherche les
endroits non praticables et on ne trouve rien.
Beaucoup sont rentré par la route et je crois que c"est dommage pour eux car
le petit sentier est magnifique. Surtout qu"il n"est pas tard on a le temps
et lorsqu"on arrive au chalet, on lave les vélos on se douche et on attend
l"heure du repas alors il n"y a pas d"urgence. On prend notre temps, nous
roulons doucement et cela se passe bien.

GiHel:
Aujourd"hui, au programme, une boucle sur les Monédières avec retour à
Treignac. Il y aura 2 tandems car Poussin et Pierrot ont pris le tandem de
Christian pour cette étape. Pleins de beaux chemins, certains bien plus
techniques et on s"amuse comme des petits fous. J"ai révisé mes cours de
pilotage et on passe des trucs que certains auraient cru impossibles. C"est
dans un de ces chemins pierreux que le moyeu Hope décide de tomber en panne.
En fait la roue libre ne fait plus roue libre. Aller hop, il est où le
Poussin ? Ah ben les v"la. On démonte la roue libre en faisant bien
attention à ne pas perdre les 3 cliquets et les 3 ressorts. Bon, ça se
démonte pas aussi facilement qu"un moyeu Hügi, mais ça se fait. On remonte
et. Ben pareil, un roulement de roue libre doit être grippé :( Tant pis, on
pédalera tout le temps. Suit une longue ascension où Christian a quelques
absences, heureusement, au sommet, il y a un ravitaillement et il va manger
comme un chancre pour reprendre des forces. La descente sera un peu galère
parce que l"on doit toujours pédaler et en plus elle est technique avec
beaucoup de rochers à passer. On s"arrêtera une fois dans cette descente car
je sens poindre une surchauffe des freins, puis une nouvelle fois parce que
Christian a faim et mal. au cul. A nouveau une longue côte pour arriver au
ravitaillement, et il est temps qu"on y arrive parce que Christian a de plus
en plus d"absences ;-))) Ha si, entre temps, le moyeu Hope a fini sa grève
et s"est remis à fonctionner normalement. Bizarre c"t"affaire :( Il nous
refera un petit coup de calcaire un peu plus tard et nous laissera
tranquille jusqu"à la fin. Bon, c"est pas le tout, mais il faut rouler un
peu, surtout que cet après-midi, il y a le Suc au May à se farcir. Pour les
ignares, le Suc au May, c"est le sommet du Limousin, 911 m quand même. C"est
une très longue ascension avec plusieurs lacets mais sur une piste assez
large. Nous prenons un rythme de croisière sur

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12 ALLEE DES PETITS PAINS

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